Tatouvu
Paul Duvaux, aidé par la mise en scène subtile et très fouillée de l'autrice Roxane Brunet, se fond avec talent dans ce tableau sombre et fou aux accents de Goya ou Caravage. Il offre, entre violence et poésie, une palette de jeu impressionnante qui scotche plus d'un spectateur. Standing-ovation ! Patrick Adler
Les Podcasts de Loïs
Le comédien offre ici une performance magistrale. C’est un rôle abyssal, dans lequel il disparaît presque totalement. Le voyage d’un assassin est une descente vers la démence, mais aussi une lutte pour apprivoiser la mort. Une traversée puissante, dont on ne ressort pas indemne.
COUPS D’OEIL
Émile surgit dans la salle, portant son sac sur l’épaule. Ce barda informe qui contient toute sa vie, il l’a appelé Calepin et c’est son confident. Ce procédé narratif permet à l’autrice d’explorer la schizophrénie paranoïaque de ce fils sans père, élevé à la campagne par une mère « au cœur d’artichaut ». En partant de la maison familiale, il pensait faire de belles choses. « Des grandes mais j’ai suivi la vie comme on suit le premier chien errant qui passe. J’ai choisi sans choisir et ça m’a pété à la gueule. ». Ce monologue intérieur, aux mots rageurs, file comme un train lâché à toute vitesse vers l’enfer. Marie Céline Nivière